Aller au contenu

Préproduction — site non indexable, contenu en cours de relecture

Construire dans l’Aisne
Département 02 · guide indépendant
Pilier 1 · satellite · données

Le prix réel du terrain à bâtir dans l’Aisne

Ce que paient réellement les gens, et non ce que demandent les vendeurs. Nous avons isolé, dans les fichiers de mutations immobilières publiés par l’État, les seules ventes de parcelles classées « terrains à bâtir » au cadastre et vierges de tout bâti. Chaque médiane est publiée avec son effectif, parce qu’une médiane sur six ventes ne se lit pas comme une médiane sur cinquante.

Ventes retenues
246
Communes
22
Période
janvier 2021 – décembre 2025
Médiane du m²
65,8 €/m²
Quartiles
35,0 €/m² – 131,1 €/m²
Dernière révision
2026-08-26

Le classement des 22 communes

Prix médian du terrain à bâtir — ventes enregistrées janvier 2021 – décembre 2025, parcelles classées « terrains à bâtir », 200 à 3 000 m², sans bâti
Commune €/m² médian Dispersion Terrain médian Surface Ventes
Charly-sur-Marne 153,8 €/m² 61 000 € 360 m² 9
Château-Thierry 142,2 €/m² 64 900 € 446 m² 53
Villers-Cotterêts 127,7 €/m² 56 166 € 650 m² 9
Étampes-sur-Marne 109,3 €/m² 51 150 € 566 m² 11
Soissons 89,1 €/m² 31 900 € 358 m² 7
Fayet 86,4 €/m² 70 000 € 810 m² 7
Villeneuve-Saint-Germain 74,2 €/m² 50 000 € 633 m² 7
Braine 67,7 €/m² 45 000 € 651 m² 17
Chauny 65,2 €/m² 31 500 € 737 m² 8
Juvigny 65,0 €/m² 37 928 € 584 m² 6
Saint-Quentin 64,1 €/m² 39 000 € 557 m² 25
Gauchy 60,5 €/m² 40 350 € 605 m² 7
Courtemont-Varennes 55,0 €/m² 33 612 € 598 m² 6
Ressons-le-Long 41,1 €/m² 34 500 € 903 m² 8
Vaucelles-et-Beffecourt 35,8 €/m² 30 000 € 756 m² 7
Montaigu 35,0 €/m² 30 800 € 880 m² 9
Montescourt-Lizerolles 35,0 €/m² 30 415 € 938 m² 7
Vervins 35,0 €/m² 28 280 € 808 m² 11
Bohain-en-Vermandois 25,0 €/m² 20 662 € 826 m² 8
Laon 19,9 €/m² 14 075 € 624 m² 8
Hirson 16,7 €/m² 12 000 € 525 m² 8
Essigny-le-Grand 13,0 €/m² 6 486 € 499 m² 8

La barre représente la moitié centrale des ventes (du premier au troisième quartile), sur une échelle commune allant de 0 à 153,8 €/m². Une barre courte signale des ventes très groupées — souvent un lotissement vendu à barème.

Ce que ce classement raconte

L’écart entre les extrêmes est d’un facteur 11,8 : 153,8 €/m² à Charly-sur-Marne contre 13,0 €/m² à Essigny-le-Grand. À l’intérieur d’un même département, sur des terrains de surface comparable.

Le haut du classement : l’effet francilien

Les quatre communes les plus chères — Charly-sur-Marne, Château-Thierry, Villers-Cotterêts, Étampes-sur-Marne — sont toutes situées dans le sud du département, sur ou près de la vallée de la Marne, ou sur l’axe de Villers-Cotterêts. C’est le corridor qui relie l’Aisne à l’Île-de-France par le rail et l’autoroute. Le prix du terrain y suit la durée de trajet vers Paris, pas la qualité du sol.

Le bas du classement : la Thiérache et le Vermandois

À l’autre extrémité, Essigny-le-Grand, Hirson, Laon, Bohain-en-Vermandois descendent sous 30,0 €/m². Le foncier n’y est plus le poste dominant du projet : à ce niveau de prix, le terrain pèse moins que les travaux d’adaptation au sol ou que le raccordement. C’est un renversement complet de la logique budgétaire.

Les communes où le prix n’est pas un marché

Dans 2 des 22 communes étudiées, le premier et le troisième quartile sont identiques : plus de la moitié des ventes se font exactement au même prix au mètre carré. Ce n’est pas un marché, c’est un barème — la signature d’un lotissement unique commercialisé lot par lot.

  • Montaigu — 9 ventes, toutes regroupées à 35,0 €/m², dont 22 % sur une seule année.
  • Vervins — 11 ventes, toutes regroupées à 35,0 €/m², dont 36 % sur une seule année.

La médiane reste exacte : elle décrit ce qui s’est vendu. Mais elle décrit le tarif d’une opération, pas la valeur d’un terrain isolé dans la commune. Si vous cherchez du diffus au même endroit, ce chiffre ne vous sert pas. Pourquoi la distinction compte.

Comment ces chiffres sont obtenus

  1. Source. Fichiers des demandes de valeurs foncières géolocalisées publiés par l’État, département 02, millésime couvrant janvier 2021 – décembre 2025.
  2. Regroupement. Une mutation est reconstituée à partir de toutes ses lignes ; la valeur foncière n’est jamais additionnée d’une ligne à l’autre. Les mutations à cheval sur deux communes sont écartées.
  3. Nature. Seules les ventes proprement dites, à l’exclusion des adjudications, échanges et expropriations. Aucune ligne bâtie dans la mutation.
  4. Classement cadastral. Toutes les parcelles de la mutation doivent porter la nature AB — terrains à bâtir. C’est le filtre décisif, et celui que la plupart des calculs publiés n’appliquent pas.
  5. Surface. De 200 à 3 000 m², pour ne retenir que des lots à usage résidentiel et écarter les tènements d’aménageur.
  6. Plausibilité. Sont écartées les ventes hors de la fourchette 5 à 300 €/m². Ce filtre retire 40 des 583 ventes candidates, dont plusieurs mutations liées enregistrées le même jour avec la même valeur foncière répétée — un artefact connu de ces fichiers, qui produit des prix au mètre carré de plusieurs centaines d’euros dénués de sens.
  7. Seuil communal. Six ventes minimum sur la période. En dessous, aucune médiane n’est publiée.

La méthode complète, y compris pour les données de risque.

Chaque commune, avec sa fiabilité